Le tore de Stanford

Aujourd’hui, je souhaiterais vous parler du Tore de Stanford. Ce concept pourrait être un moyen d’assurer la pérennité de l’espèce humaine au cas où une catastrophe majeure frapperait la planète Terre (intelligence artificielle, guerre nucléaire, accident géologique ou climatique, virus incontrôlable…)

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un Tore. Il s’agit d’un solide géométrique représentant un tube courbé et refermé sur lui-même. Voici à quoi cela ressemble :

tore

Selon Wikipédia, le Tore de Stanford est un design qui a été proposé pour la colonisation spatiale. Il s’agit d’un tore de 1,8 km de diamètre qui tourne une fois par minute pour fournir une gravité équivalente (0,9 à 1 g) à celle de la Terre au niveau de l’anneau extérieur par effet d’inertie (force centrifuge). Sa taille lui permet d’héberger jusqu’à 10 000 résidents permanents. Cela signifie que la construction de plusieurs tores de Stanford assurerait, à n’en pas douter, la pérennité de la civilisation terrienne. Affranchis des limites de leur monde, les Terriens pourraient enfin entamer leur diaspora dans le système solaire et dans l’immensité du cosmos.

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Toujours selon Wikipédia, la lumière du soleil est redistribuée dans l’habitat grâce à un système de miroirs. L’anneau est connecté à un noyau central grâce à des tuyaux permettant le passage des hommes et des équipements. Ce noyau n’étant pas soumis à la force centrifuge générée par la rotation, les industries nécessitant l’impesanteur peuvent y être installées. De plus, les vaisseaux spatiaux pourront s’ancrer facilement sur ce point.

L’intérieur du tore est utilisé comme espace d’habitation. Sa grande taille permet de simuler un environnement naturel. Pour un observateur, cet espace ressemble à une vaste vallée glaciaire qui se dirige vers le haut, jusqu’à reboucler sur elle-même. La densité de population est la même que celle d’une banlieue dense, avec des parties du tore réservées à l’agriculture, et d’autres aux résidences.

L’humanité possède les capacités technologiques pour assembler en apesanteur de telles structures. Il ne reste que la volonté politique… Soit nous continuons de dépenser toutes nos ressources en créant des systèmes d’armement toujours plus destructeurs et qui font le malheur de nos enfants, soit nous fédérons nos énergies pour nous construire un avenir affranchi des contingences de l’espace-temps.

La distorsion de l’espace-temps et la possibilité de voyager plus vite que la lumière

La métrique d’Alcubierre énoncée par le physicien Miguel Alcubierre est un modèle mathématique qui permettrait de voyager dans le cosmos sans avoir besoin d’accélérer. Sous certaines conditions bien précises, cela permettrait de « shunter » la limite de la vitesse de la lumière et d’atteindre ainsi d’autres systèmes solaires en un temps relativement court. Il parait que la NASA s’intéresse de très près à ce phénomène…

Mais de quoi s’agit-il au juste? En fait, la métrique d’Alcubierre est un modèle mathématique imaginé en 1994 par le physicien mexicain Miguel Alcubierre. Cela consiste à contracter le tissu de l’espace-temps à l’avant d’un vaisseau et à le dilater à l’arrière de celui-ci. Le vaisseau naviguerait sur cette vague à l’intérieur de ce que le physicien appelle une bulle de chaîne en espace plat. Le vaisseau ne se déplacerait pas… C’est la bulle qui se déplacerait si bien que les effets relativistes conventionnels tels que la dilatation du temps ne s’appliqueraient pas de la manière qu’ils le feraient normalement pour le cas d’un vaisseau se déplaçant à une vitesse relativiste. Il deviendrait alors possible de s’affranchir de la limite de la vitesse de la lumière. Mais toute la difficulté consiste à créer cette bulle de chaîne en espace plat.

Je vous laisse le soin de visionner cette vidéo qui vous donnera de plus amples informations sur ce modèle mathématique et sur ses applications futures.