Radiotray, une application toute simple pour écouter les webradios

Petit mot de Benoît alias Ordinosor

Bonjour à tous

Il y a quelques semaines, j’avais lancé un appel pour annoncer que j’ouvrais les portes de Miamondo à toutes celles et tous ceux qui souhaitaient y publier des articles en rapport avec la galaxie du Libre et la planète Linux. Je ne voulais plus continuer à travailler tout seul dans mon coin et je souhaitais que ce blog évolue vers quelque chose de plus élaboré.

Eh bien, figurez-vous que j’ai été entendu puisque je viens d’être rejoint par le Castillan et que ce dernier publie ici-même son premier article. L’introduction est identique au mot près, à un court article paru sur framalibre mais il ne s’agit nullement d’un plagiat puisque c’est lui-même qui l’avait rédigé.

L’article qu’il publie aujourd’hui est beaucoup plus complet. Merci donc au Castillan que je suis heureux d’accueillir sur mes terres. Il va falloir que je modifie la bannière du site mais également que je remplace la page « À propos de l’auteur » par « À propos des auteurs ».

Le Castillan a publié de nombreux articles sur IT-Connect.fr. Je lui laisse le clavier…

Radio Tray

Radio Tray est une petite application légère d’une extrême simplicité et qui permet d’écouter les radios Internet. Cette application écrite en Python s’exécute et s’intègre directement dans le tableau de bord (ou barre des tâches) d’un système Linux. Ces caractéristiques sont :

  • hyper simple à utiliser et à paramétrer,
  • s’adapte à la plupart des formats audio (s’appuie sur la librairie « gstreamer »),
  • supporte le « drag & drop » d’URLs,
  • supporte les « playlist » au format PLS (Shoutcast/Icecast), M3U, ASX, WAX, WVX,
  • extensible par le biais de plugins.

NB : On entend par « Radio Internet » des radios FM qui diffusent également au travers d’Internet ou des Radios qui n’émettent pas sur la bande FM (ou AM) et qui ne sont disponibles qu’au travers d’Internet.

radiotray

Installation

Cette application (radiotray) est présente dans les dépôts officiels des principales distributions Linux. Sinon, vous trouverez les sources ici : http://radiotray.sourceforge.net/.

Lancement de l’application

Au lancement de l’application (/usr/bin/radiotray) il n’y a pas d’interface graphique qui s’ouvre mais juste une icône qui vient se placer dans le tableau de bord. En cliquant sur l’icône, on obtient un menu permettant d’accéder aux stations de radios pré-enregistrées, aux préférences de l’application, aux plugins ainsi qu’à la fermeture de l’application. Ajoutez ce programme à la liste des applications qui s’exécutent au démarrage de votre session, c’est tellement plus pratique !

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NB : En fonction de l’aménagement de votre environnement de bureau, vous pouvez choisir l’endroit où l’icône de l’application apparaît : soit une icône dans la zone de notification (valeur par défaut) ou soit un indicateur d’application (techniquement « systray » ou « appindicator »). Pour paramétrer cela, ouvrez un terminal et lancez radiotray –config, puis suivez les instructions.

Paramétrage

Le paramétrage se fait au travers d’une interface graphique minimaliste et efficace qui permet :

– d’ajouter/modifier/retirer un flux radio (Menu Préférences / Configurer les radios) et d’agencer les flux radio en les regroupant éventuellement par « famille » (par groupes), exemple : Radios Françaises, Radios étrangères,

– de sélectionner les plugins à activer ou à désactiver.

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Plugins

Les plugins sont à activer par le biais du menu (Plugins / Configurer les plugins). Les plugins livrés par défaut sont :

  • Sleep Timer qui permet de s’endormir en musique. Radiotray stoppera la diffusion à la fin du compte à rebours (à paramétrer, en minutes, manuellement dans /radiotray/plugins/sleeptimer.config qui est un fichier qui doit se trouver dans vos préférences locales (.local/share/radiotray pour un système debian par exemple),
  • StationSwitcher, gadget qui permet en un seul clic à partir du menu, de passer à la station suivante, bref de zapper,
  • HelloWorld, gadget qui permet juste de s’assurer que les notifications fonctionnent bien dans votre environnement de bureau,
  • Notifications, plugin activé par défaut (c’est le seul) et qui affiche, dans votre « Zone de notifications », le titre du morceau joué,
  • Mate Media Keys, plugin qui comme son nom l’indique, permet d’utiliser les fonctions (start, play , pause,…) spécifiques à l’environnement de bureau Mate,
  • Gnome Media Keys, idem ci-dessus mais pour Gnome,
  • History, qui affiche l’historique des morceaux écoutés au cas où vous n’auriez pas eu le temps de noter le titre de la chanson qui vient de vous « mettre les poils » !

En pratique

L’application Radio Tray est livrée avec quelques stations de radios pré-programmées. Bien qu’il y en ait d’excellentes dans le lot (telles « Radio Paradise » ou « New Dance Radio » pour les teufeurs…) vous ne trouverez pas de stations françaises. Pas de panique ! Vous allez pouvoir rajouter très facilement vos radios préférées ou, encore plus simple, récupérer ici un fichier (bookmarks.xml) contenant des centaines de radios francophones (mais pas que) dont les plus généralistes telles RTL, Europe1, FranceInfo, etc. Une fois récupéré, ce fichier est à copier vers votre « home directory » dans /.local/share/radiotray (attention dans certaines distributions ce répertoire qui contient les paramètres de Radiotray, peut être ailleurs…).

Sinon, pour n’en rajouter que quelques-unes, trouvez sur internet l’adresse (l’URL) du flux correspondant à votre radio favorite (ex : http://direct.franceinter.fr/live/franceinter-midfi.mp3 pour France Inter) et ajouter cette radio manuellement en utilisant le menu (Préférences / Configurer les radios / Ajouter). Les plus téméraires d’entre vous éditeront le fichier bookmarks.xml à la main et effectueront leurs modifications. A noter que le fichier bookmarks.xml n’est pas chargé de façon dynamique après une modification manuelle, il faudra soit relancer l’application pour le recharger ou passer par le menu (Préférences / Recharger les signets). Et voilà !

Enfin, je vous propose d’ajouter la Webradio Radiowiki (https://radiowiki.fr) qui est une webradio française qui diffuse, en plus de la musique, des infos autour de l’Informatique Libre et rediffuse des podcasts sélectionnés autour de Linux et du développement informatique en général. L’adresse du flux à intégrer dans le lecteur Radiotray est : http://radiowiki.club:8000/flux_128.

Comment je suis devenu un biffin du numérique grâce à Emmabuntüs

biffin (nom masculin) : 1. Chiffonnier, 2. Militaire de l’infanterie

Bonjour,

Il y a deux semaines, j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir dans ma boite à courriels, une missive de Patrick d’Emmabuntüs me demandant si j’étais disposé à participer aux tests de la prochaine version de cette distribution solidaire permettant le reconditionnement d’ordinosaures abandonnés. Ces derniers sont ensuite proposés à des associations œuvrant dans le domaine de la solidarité internationale telles que :

Vous pensez bien que je n’ai pas hésité longtemps avant de lui répondre JAWOHL!  Me voilà donc devenu testeur et le moins qu’on puisse dire, c’est que je ne regrette pas ma décision. Comme c’est tout nouveau tout beau, j’y consacre plusieurs heures par jour ce qui explique que le dernier article de mon blogue date d’il y a deux semaines. Je n’ai pas de clone pour me seconder et il faut bien que je dorme un peu!

emmabuntus_fond_ecran_accueil_4

Pourquoi cela me plaît?

  • Parce que dans une ancienne vie, j’ai fait pas mal de contrôle qualité et d’amélioration continue. Or, dans la fonction de testeur, je retrouve le même état d’esprit, c’est-à dire se mettre, autant que faire se peut, dans la peau du futur utilisateur pour juger si tel défaut va le faire sortir de ses gonds ou bien s’il ne va même pas le remarquer.
  • En outre, l’idée d’utiliser plusieurs mois avant sa diffusion officielle, une version que presque personne ne possède sur son ordinateur, me procure de la joie.
  • Enfin, je voudrais rajouter que c’est pour moi l’occasion de découvrir de nouvelles fonctionnalités et de me coucher moins bête le soir, ce qui m’aide à trouver le sommeil. Quelques exemples à l’appui de mes dires :

J’ai toujours pensé que le swap était un genre musical inventé par les Forbans, un groupe mythique qui a sévi durant les années 80 et qui, croyez-le ou non, tourne encore! Eh bien pas du tout! Le swap est une espèce de déversoir qui se vide dans la mémoire de masse pour soulager la RAM lorsque le taux d’occupation de cette dernière atteint un seuil critique. Et ça, ce sont les tests qui me l’ont appris! Swap! swap! swap… Swap babedouwa!

J’ai également appris à utiliser ./configure, make et make install pour installer un logiciel qui n’est pas dans les dépôts officiels de Debian.

Pour un autodidacte de mon espèce, cette fonction de testeur, quoique modeste, est une incomparable source d’enrichissement personnel et je voudrais encore une fois remercier chaleureusement Patrick d’Emmabuntüs pour m’accompagner quotidiennement dans cette tâche. Lorsque je suis bloqué, il me prodigue juste les quelques conseils nécessaires pour continuer mon chemin et il me laisse me débrouiller par moi-même pour trouver la solution. je trouve que c’est une excellente démarche.

Bon week-end les pingouins!

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On recrute! Formation dispensée en interne

Bonjour à toutes et à tous,

Je m’efforce de rédiger un article par semaine ce qui, croyez-le ou non, n’est pas toujours une mince affaire… Mais je suis récompensé par le fait que l’audience du site se porte bien. Les visites sont régulières et en augmentation constante. Continuer à lire … « On recrute! Formation dispensée en interne »

À la découverte de l’informatique dans les nuages avec Seafile

Bonjour,

Quand j’étais petit, je me souviens que la télévision en noir et blanc ne diffusait que trois chaînes : TF1, Antenne 2 et FR3. Dans le temps, y’avait pas Linternet et c’était pas plus mal comme ça. On manquait de rien. On était heureux comme tout.

On partait jamais en vacances. On passait nos étés à battre le blé au fléau avant de le vanner mais on manquait de rien, on était vrai heureux. À Noël, quelle joie de découvrir dans mon sabot une orange que je partageais avec mes douze frères et soeurs. Le soir du réveillon, on écoutait Tino Rossi sur un vieux mange-disques mais pas trop longtemps pour pas user les piles. À minuit, on allait à la messe de minuit avec Jacquou le croquant, notre voisin qui avait été amputé des deux jambes après avoir sauté sur une mine en Indochine. C’était le bon temps.

Les téléphones n’étaient pas portatifs mais on manquait de rien, on était heureux comme tout. À la télé, tous les morveux regardaient Le Village dans les nuages. C’était une série avec des extrathérèses réfugiés dans le hameau du Glaude et du Bombé. C’était poilant! Qu’est-ce qu’on était heureux de manquer de rien!

Aujourd’hui, à cause du réchauffement climatique, le ciel est aussi bleu qu’un monochrome d’Yves Klein et il n’y a plus de village dans les nuages. Cela dit, l’esprit de ce lieu singulier n’a pas complètement disparu puisque de nos jours, il n’est pas rare de stocker ses données personnelles dans un nuage. On appelle ça l’informatique en nuage ou cloud computing en anglais. D’aucuns prétendent qu’il s’agit d’informatique dématérialisée mais c’est une illusion! Les données sont, de toute façon stockées quelques part, que ce soit sur un strato-cumulus, au fond d’une mine, dans le cul d’une vache ou bien dans un Raspberry pi!

Tiens justement, pour mes dernières vacances en France, j’ai eu la bonne idée d’emporter mon Raspberry pi. Il se trouve que j’ai également acheté le magazine Linux inside consacré à ce drôle de petit ordinateur. Au passage, je suis moyennement satisfait de mon acquisition. Je trouve que les tutoriaux sont parfois d’une précision toute relative (en termes de pédagogie). À 12,90€, je m’attendais quand-même à quelque chose de plus consistant. Notez qu’il est fort possible que ce soit aussi mon cerveau qui soit d’une précision toute relative.

rasp_guide

Bref, je suis tombé sur un tuto qui explique comment transformer son « Rasp » en nuage avec Owncloud. Je me suis lancé dans l’aventure et après moult déboires, j’ai réussi à créer mon propre nuage sur mon propre serveur. Cerise sur le gâteau, les données étaient stockées non pas sur la carte micro-SD du Raspberry mais déportées sur une clé USB de 31 GO. La grande classe!

Sauf que le nuage owncloud, je le trouvais bien lourd à l’usage. Le téléversement de mes documents prenaient des plombes, à tel point que je n’ai même pas osé essayer avec des images. J’avais grand peur de faire fondre mon rasp! Était-ce la faute d’Owncloud ou du Raspberry? Je ne saurai jamais le fin mot de l’histoire puisque tout a planté après quelques jours d’utilisation. Je me suis retrouvé devant une page blanche et d’une certaine manière, j’étais soulagé. Pour celles et ceux que ça intéresse quand-même, voici le tutoriel que j’ai suivi pour installer owncloud :

https://www.digitalocean.com/community/tutorials/how-to-install-and-configure-owncloud-on-ubuntu-16-04

Installation de Seafile

Je me suis donc mis en quête de solutions alternatives et j’ai jeté mon dévolu sur Seafile, un cloud certes un peu plus modeste en termes de capacités mais qui me comble de joie. C’est ici que ça se passe :

https://www.seafile.com/en/download/

Il faut scroller vers le bas et cliquer sur Server for Raspberry Pi. Après avoir téléchargé et décompressé seafile-server_6.1.1_stable_pi.tar.gz, placez-vous dans le dossier seafile-server-6.1.1 et entrez la commande suivante :

./setup-seafile

Laissez-vous guider. L’installation est très facile.

Ensuite, pour démarrer le serveur Seafile, il faut entrer cette commande :

seafile.sh start

Il faut également démarrer la partie hub qui permet les connexions :

seahub.sh start

N’ayant nullement envie d’entrer ces deux commandes à chaque connexion, je les ai paramétrées dans l’onglet Applications au démarrage d’Ubuntu Mate (le système d’exploitation de mon raspberry) afin qu’elles se lancent automatiquement à l’ouverture de session. Attention toutefois de ne pas lancer la commande Seahub en même temps que la commande Seafile! Ça ne fonctionnera pas. Il faut la lancer avec un léger temps de retard. Pour ma part, j’ai choisi soixante secondes.

Donc, pour résumer, ça nous donne ceci :

Système > Préférences > Personnel >Applications au démarrage

  • Démarrage de Seafile à l’ouverture de session :
/home/ordinosor/seafile-server-6.1.1/seafile.sh start
  • Démarrage de Seahub 60 secondes après l’ouverture de session :
sh -c "sleep 60; /home/ordinosor/seafile-server-6.1.1/seahub.sh start"

L’interface graphique de Seafile

Si tout s’est déroulé comme prévu, vous allez arriver sur une page qui vous invitera à vous connecter et à profiter pleinement des fonctionnalités de votre cumulo-nimbus. Le téléversement des documents est très rapide (grâce au glisser-déposer), le téléchargement aussi.

 

 

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Petit bémol toutefois par rapport à owncloud, il n’y a pas d’extensions telles qu’un agenda ou un répertoire d’adresses téléphoniques mais En dehors de ça, je suis tout à fait satisfait de mon nouveau cumulo-nimbus!

seafile_2
C’est moi…

Apprendre les fondamentaux de Linux

Bonjour,

Grâce au site FUN MOOC qui utilise la technologie openedX, j’ai déjà suivi et validé deux cours en ligne:

Continuer à lire … « Apprendre les fondamentaux de Linux »

Installer une distribution Linux sur un smartphone Android

C’est dans un état de fourbitude avancé que j’écris cet article. La raison en est que je me suis mis en tête d’installer une distribution Linux sur mon Huawei P7 Ascend Mini dont je vous avais parlé dans mon article précédent. Il m’a fallu une semaine pour venir à bout de cette mission mais elle fut riche d’enseignements. Laissez-moi vous conter cette aventure. Continuer à lire … « Installer une distribution Linux sur un smartphone Android »

T-UI launcher, un bel outil destiné aux geeks

Hier, figurez-vous que j’ai découvert une application parfaitement inutile puisqu’on peut fort bien s’en passer. Cela dit, elle comblera de joie toutes celles et tous ceux dotés d’une âme de geek. Continuer à lire … « T-UI launcher, un bel outil destiné aux geeks »