Le projet Ubuntu

Aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter le système d’exploitation que j’ai installé sur mon ordinateur et que j’utilise avec beaucoup de bonheur depuis 2010. Il s’agit d’Ubuntu, la distribution GNU/Linux la plus populaire et probablement la plus adaptée à celles et ceux qui découvrent le monde du libre.

logo_ubuntu

C’est un système d’exploitation libre fondé sur la distribution Linux Debian. Tous les six mois, la société Canonical qui développe ubuntu sort une nouvelle version. La version actuelle est 14.04 ; cela signifie qu’elle est sortie en Avril 2014. Chaque version reçoit un nom de baptême par ordre alphabétique. Ubuntu 14.04 s’appelle Trusty Tahr (Tahr loyal). Ubuntu 14.10 qui sortira le 16 Octobre prochain, s’appellera Utopic Unicorn (licorne utopique). Elles reçoivent toujours des noms d’animaux.

La philosophie d’Ubuntu, c’est d’offrir à tout utilisateur d’ordinateur la possibilité de télécharger, d’utiliser, de copier, de distribuer, d’étudier, de partager, de modifier et d’améliorer le logiciel pour toutes utilisations sans payer de droit de licence. Ubuntu est un terme bantou qui signifie : « je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». Dans cette optique, la communauté francophone d’Ubuntu propose un forum où l’on peut s’entraider en cas de problèmes techniques. Voici une copie d’écran de mon bureau.

bureau_ubuntu

Quelle est donc cette curieuse fenêtre que l’on aperçoit dans la partie droite? Il s’agit d’un terminal, un outil très puissant qui permet de donner des ordres à l’ordinateur sans passer par une interface graphique. Le terminal peut paraître rebutant au premier abord mais il s’avère très pratique. En entrant une commande donnée, il permet par exemple de connaître la température du processeur (sensors), de mettre à jour la liste des fichiers disponibles dans les dépôts APT (sudo apt-get update), de mettre à jour tous les paquets installés sur le système vers les dernières versions(sudo apt-get upgrade) ou bien tout simplement d’ouvrir un programme : par exemple, si je veux ouvrir firefox, il me suffit de taper firefox et hop! le navigateur s’ouvre. Si je veux éteindre l’ordinateur, je le fais en utilisant l’interface graphique mais je pourrais très bien le faire en tapant dans le terminal, la commande suivante : sudo poweroff.

Tout à gauche de l’écran, vous apercevez une série d’icônes qui permet d’ouvrir différents programmes et logiciels. Si j’ouvre la logithèque, je me retrouve dans une bibliothèque de logiciels et je peux choisir librement ce que je veux installer ou désinstaller. Par exemple, sur la capture d’écran que vous apercevez ci-dessous, je désinstalle le programme de messagerie thunderbird qui ne m’est d’aucune utilité.

remove_thunderbird

C’est en installant ubuntu que j’ai pris goût à tout ce qui touche de près ou de loin à l’informatique. Si vous êtes curieux et que vous souhaitez comprendre comment fonctionne un ordinateur, si vous avez l’âme d’un bricoleur, alors je vous invite à tenter l’aventure et à abandonner les systèmes d’exploitations Windows ou Apple pour entrer dans le monde du libre.

L’espéranto

Aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter un idiome tout à fait singulier qui répond au joli nom d’espéranto.

Il s’agit d’une langue construite créée par un ophtalmologiste polonais qui s’appelait Ludwik Lejzer Zamenhof. Ce dernier a présenté son projet en 1887 sous le nom delingvo internacia. Il utilisait le pseudonyme de Doktoro Esperanto c’est-à-dire le docteur qui espère. C’est la raison pour laquelle cette langue s’est popularisée sous le nom d’espéranto.

drapeau_esperanto

Le but de l’espéranto est de permettre à des personnes parlant des langues différentes de pouvoir communiquer facilement. Fondée sur une grammaire régulière ne comportant aucune exception, l’apprentissage de l’espéranto est d’une facilité déconcertante. Cette langue agglutinante utilise un système relativement simple de racines lexicales et d’affixes pour former ses mots.

L’espéranto est la seule langue construite qui est réellement pratiquée sur tous les continents et qui a donné naissance à une communauté active estimée entre 200 000 et deux millions de personnes. Grâce à internet, on assiste à un véritable renouveau de cette langue alternative. Les espérantophones peuvent désormais communiquer plus facilement. Il existe des sites dont l’interface est proposée en de multiples langues dont l’espéranto, par exemple Ipernity, une plateforme de blogs très populaire parmi cette communauté. Il existe également une wikipédia en espéranto qui s’appelle Vikipedio. À ce jour, Vikipedio compte 195893 artikoloj (articles).

zamenhof

S’il vous prend l’envie d’apprendre cette langue, je vous invite à parcourir le site i-kurso. C’est grâce à ce site que j’ai acquis les bases de cette langue et que je peux sans aucune difficulté lire n’importe quel article de Vikipedio. Je vous suggère de commencer par le cours en dix leçons et de continuer en lisant le roman pédagogique Gerda malaperis.

Kepler-186f

Il y a quelques jours, la NASA a annoncé la découverte d’une exoplanète aux caractéristiques tout à fait extraordinaires. Baptisée Kepler-186f, c’est une planète de la taille de la Terre qui orbite dans la zone habitable de son étoile. Il s’agit d’une planète tellurique (c’est-à-dire rocheuse) dotée probablement d’une atmosphère. De l’eau liquide coule peut-être à sa surface et elle est susceptible d’abriter la vie.

kepler186f

Kepler-186f est située dans le système solaire Kepler-186. C’est la cinquième planète de ce système comme l’indique la lettre f. Kepler-186a est le nom donné à l’étoile. La planète la plus proche est donc Kepler-186b, la deuxième planète est Kepler-186etc. Kepler 186-f gravite autour de son étoile, une naine rouge située dans la constellation du Cygne en un peu plus de 129 jours (période de révolution). Son rayon correspond à 1,1 fois celui de la Terre.

RedDwarfNASA

Kepler 186-f est situé à environ 490 années-lumière de notre soleil, soit 4,6 millions de milliards de kilomètres. C’est une distance considérable qui, en l’état actuel de notre technologie, nous empêche d’envisager une quelconque expédition. A la vitesse de 38000 km/h (la vitesse de croisière du vaisseau Apollo XI), il nous faudrait 14 000 000 d’années pour l’atteindre. Les astronomes ont déterminé sa position grâce à la méthode de détections des exoplanètes appelée transits mais il est encore impossible d’observer directement sa surface. Pour cela, il faudra utiliser des télescopes beaucoup plus puissants ou bien concevoir un vaisseau spatial capable de s’affranchir de la vitesse de la lumière.

La distorsion de l’espace-temps et la possibilité de voyager plus vite que la lumière

La métrique d’Alcubierre énoncée par le physicien Miguel Alcubierre est un modèle mathématique qui permettrait de voyager dans le cosmos sans avoir besoin d’accélérer. Sous certaines conditions bien précises, cela permettrait de « shunter » la limite de la vitesse de la lumière et d’atteindre ainsi d’autres systèmes solaires en un temps relativement court. Il parait que la NASA s’intéresse de très près à ce phénomène…

Mais de quoi s’agit-il au juste? En fait, la métrique d’Alcubierre est un modèle mathématique imaginé en 1994 par le physicien mexicain Miguel Alcubierre. Cela consiste à contracter le tissu de l’espace-temps à l’avant d’un vaisseau et à le dilater à l’arrière de celui-ci. Le vaisseau naviguerait sur cette vague à l’intérieur de ce que le physicien appelle une bulle de chaîne en espace plat. Le vaisseau ne se déplacerait pas… C’est la bulle qui se déplacerait si bien que les effets relativistes conventionnels tels que la dilatation du temps ne s’appliqueraient pas de la manière qu’ils le feraient normalement pour le cas d’un vaisseau se déplaçant à une vitesse relativiste. Il deviendrait alors possible de s’affranchir de la limite de la vitesse de la lumière. Mais toute la difficulté consiste à créer cette bulle de chaîne en espace plat.

Je vous laisse le soin de visionner cette vidéo qui vous donnera de plus amples informations sur ce modèle mathématique et sur ses applications futures.

Deinococcus radiodurans

J’ai découvert un être étrange qui répond au joli nom de deinococcus radiodurans. Ce n’est certes pas un animal de compagnie puisqu’il s’agit d’une bactérie mais elle possède des facultés tout à fait hors du commun. Voici à quoi elle ressemble :

deinococcus_radiodurans

C’est une bactérie de type extrémophile, c’est-à-dire qu’elle est capable de résister en milieu hostile et force est de constater qu’elle est particulièrement coriace. Deinococcus radiodurans est l’un des organismes les plus radiorésistants connus au monde. Cette bactérie présente une résistance impressionnante, notamment aux UV, aux radiations ionisantes, au peroxyde d’hydrogène, au vide, à l’acide, aux températures extrêmes, au dessèchement, au froid et à la famine. En fait, il n’y a pas grand chose qui la perturbe. Cette capacité de résistance est due à sa structure cellulaire particulière et à son système très perfectionné de réparation de l’ADN, qui lui permet même de « ressusciter » quelques heures après sa mort (Source : Wikipedia).

Sa capacité de survie hors du commun a attiré l’attention des chercheurs et des spécialistes de la gestion des déchets car, avec des petites manipulations génétiques, elle serait capable de digérer toutes sortes de déchets et d’intervenir en milieu radioactif ce qui ouvre d’intéressantes perspectives dans un monde qui a besoin de régénérer son environnement pour survivre.

Le premier téléphone portable (ou plutôt portatif)

Le 6 Mars 1983 est une date historique puisque c’est le jour où fut commercialisé le premier téléphone portable. Cet exploit est à mettre au crédit de la société MOTOROLA. Ce modèle légendaire avait été baptisé DynaTAC 8000X et comme vous pouvez le constater sur cette photo, il était en effet possible de le porter :

DynaTAC8000X

Ci-dessous, voici la photo du Docteur Martin Cooper qui a effectué le premier appel de toute l’histoire de l’humanité depuis un téléphone portable. C’était le 4 Avril 1973. Il était alors directeur général de la division communication chez motorola. Il a passé l’appel dans les rues de New York, sous les yeux héberlués des passants.

Martin_Cooper

Et comment ce brave monsieur a-t-il eu l’idée de développer le premier téléphone mobile? Tout simplement en regardant un épisode de la série Star Trek où on aperçoit le Capitaine Kirk donner des ordres à monsieur Spock en utilisant son « communicator » c’est-à-dire un téléphone portable ultrasophistiqué puisque les appels ne nécessitent pas de transiter par des satellites. Voici donc l’appareil fictif qui a donné naissance à tous les téléphones portables et tous les smartphones du monde :

communicator