T-UI launcher, un bel outil destiné aux geeks

Hier, figurez-vous que j’ai découvert une application parfaitement inutile puisqu’on peut fort bien s’en passer. Cela dit, elle comblera de joie toutes celles et tous ceux dotés d’une âme de geek.

Je possède un smartphone de fabrication chinoise en l’occurrence un Huawei P7 mini dont les fonctionnalités, bien que modestes, me satisfont amplement. Il s’agit d’un outil que j’utilise principalement aux aurores, d’abord comme radio-réveil (La sonnerie fait cocorico et chaque fois qu’elle retentit, j’ai l’impression de me réveiller au beau milieu d’une basse-cour!). Puis, une fois que j’ai les yeux ouverts et avant de me lever, j’aime bien rester quelques minutes au plumard et surfer sur les sites d’actualités. C’est comme si je lisais mon journal en fait.

Mon smartphone n’est pas un foudre de guerre. Il est doté d’applications basiques et je ne vous apprendrais rien si je vous dit que je les ouvre en effleurant différentes icônes. On appelle ça une interface graphique. Tout le monde connaît et tout le monde trouve ça bien pratique. Tout le monde? Non, il existe une irréductible communauté qui reste allergique aux interfaces graphiques. Ce sont les guiks.

Le gwik, ce qui lui plaît, c’est une console dotée d’un fond noir sur lequel défilent des lignes de commande lui donnant le sentiment qu’il maîtrise une science que ses congénères perçoivent comme de la sorcellerie. Le gwik n’a nullement envie de presser une icône pour ouvrir sa page facebook. Du reste, le gwik ne possède pas de compte facebook. Les réseaux sociaux ne sont pas trop sa tasse de thé. À la rigueur, le gwik pouète sur Mastodon. Il n’y a pas de terminal sur son smartphone et il trouve ça désolant…

Un Italien qui s’appelle Francesco Andreuzzi , a été sensible à la détresse de cette tribu et il a développé une application baptisée T-UI Launcher. Je me suis empressé de l’installer sur mon Huawei P7 et comment vous dire?… Ça a embelli ma journée!

Le fond d’écran de ma page d’accueil est devenu tout noir. Adieu les fioritures graphiques! Ça fonctionne comme un terminal Ubuntu. Pour ouvrir une application, il faut non pas presser une icône mais entrer le nom de celle-ci à la suite de l’invite de commande, ce qui est bien évidemment plus long. Pour vous donner une idée:

  • j’ouvre firefox en tapant firefox,
  • j’active le wi-fi en en tapant wifi active: true,
  • si je veux appeler Jürgen Schlagendorf, je tape call Schlagendorf Jürgen,
  • si je veux faire une recherche google, je tape search -g,
  • si je veux utiliser la lampe-torche intégrée, je tape Taschenlampe.

Au-delà du côté gadget, je trouve cette application très intéressante et la désinstallation n’est pas à l’ordre du jour. Passé le premier moment de confusion, on découvre des fonctionnalités bien pratiques telles que apps qui ouvrent une liste alphabétique de toutes les applications installées sur l’appareil et, croyez-le ou non, une liste est bien plus lisible que des icônes classées sans ordre. Du coup, j’en ai profité pour faire le ménage grâce à la commande uninstall. J’ai une vision claire de ce que je dois garder et supprimer.

Et puis, il faut bien reconnaître que ça a de la gueule! Donc, en guise de conclusion, je dirais: À adopter sans hésiter!

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#WWW = century/4

Il y a exactement vingt-cinq ans, le tout premier site web de l’histoire de l’humanité était mis en ligne par son inventeur Tim Berners-Lee. Il existe une copie de cette page historique. Elle se trouve ici… La page originale a malheureusement sombré dans les profondeurs de l’océan digital. Continuer à lire … « #WWW = century/4 »

Nettoyage de Volgor, mon fidèle ordinateur

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, j’ai passé une excellente journée. Le soleil m’a mis de bonne humeur et aussi la perspective d’une semaine avec une journée de congé en plein milieu. Malheureusement, le 8 Mai tombe dimanche prochain mais je m’en fous complètement puisque j’habite en Allemagne et que dans ce pays, pour une raison que j’ignore, cette date est un jour ordinaire.

Bref, cette après-midi, je me suis mis en tête de dépoussiérer Volgor. Ses ventilateurs faisaient peine à voir. En outre, comme il est doté d’une carcasse transparente qui laisse voir tous ses organes internes, je ne pouvais ignorer la poussière qui s’accumulait sur les parois.

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Je l’ai donc soigneusement dépecé et nettoyé de fond en comble. Cette opération m’a occupé toute l’après-midi. Mais maintenant, Volgor brille de mille feux.

Il m’est venu une idée farfelue. Au-dessus, on aperçoit clairement un trou de diamètre 100 dont la finalité est d’accueillir un système de refroidissement liquide (watercooling).  J’ai envie d’y mettre une plante qui pourrait pousser par ce trou. Le problème est qu’il faudra l’arroser… Avec la carte-mère et le bloc d’alimentation juste à côté, ce n’est peut-être pas une bonne idée…

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Comment redimensionner une partition avec #gparted

Bonjour à tous, bonan tagon al ĉiuj, karaj amik(in)oj,

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un outil qui m’a bien été utile pour redimensionner deux partitions. Il s’agit en l’occurrence de Gparted. Comme vous pouvez le constater, leur site est sobre, sérieux… Bref, Ils ne sont pas là pour enfiler des perles. Et ça tombe bien parce que moi non plus.

Ingeborg, ma Raspberry Pi, est dotée d’une carte micro-SD de 8 GB divisée en trois partitions:

  • Une partition de boot (touche pas à ça, p’tit con!),
  • Une partition qui contient le système d’exploitation,
  • Et une partition qui contient diverses données (dossiers, photos, etc.).

8 GB, c’est peu… Tellement peu que je n’étais même pas capable de mettre à jour mon système d’exploitation car je n’avais déjà plus assez d’espace sur la partition n°2. Il ne me restait plus que 85 MB. Par contre, la troisième partition était bien trop étendue. Il me fallait donc procéder à une redistribution des terres.

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Pour accomplir cette tâche qui n’est pas dénuée de danger, il existe Gparted. Comment cela fonctionne-t-il? Tout d’abord, n’essayez pas de modifier la partition où se trouve le système d’exploitation si vous êtes en train de l’utiliser. Ce sera peine perdue! Enlevez la carte micro-SD, enfournez-la dans un autre ordinateur où vous aurez préalablement installé gparted (sudo apt-get install gparted, rien de plus simple!). Puis, ouvrez Gparted en root, c’est-à dire que vous tapez dans votre terminal la commande sudo su pour obtenir les droits vous autorisant à modifier des parties importantes de votre système. Et ensuite vous tapez gparted, tout simplement. Une fenêtre s’ouvre :

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Il vous suffit alors de sélectionner la partition que vous souhaitez modifier et de cliquer sur l’onglet edit pour la redimensionner dans les limites du raisonnable. Avec une partition bien plus étendue, j’ai ensuite pu mettre à jour sans aucune difficulté le système d’exploitation d’Ingeborg.

Ma #Raspberry Pi, nantie de sa distribution #UbuntuMate configurée en espéranto

La semaine dernière, j’ai eu la joie de découvrir dans ma boite aux lettres un petit paquet contenant une Raspberry pi et divers accessoires. Ce n’était pas étonnant puisque je l’avais commandée quelques jours plus tôt sur Amazon.de.

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Mû par une curiosité de geek attardé, j’entrepris immédiatement de la rendre opérationnelle. Je l’équipai donc de son armure en PMMA afin de protéger la carte-mère de toute décharge d’électricité statique. Puis après avoir branché l’alimentation, la clé USB-wifi et la mini-carte SD pas plus grosse qu’un ongle, je branchai mon clavier sur l’un des ports USB. Il ne me restait plus qu’à brancher mon écran et la fête pouvait commencer… Sauf que la Raspberry Pi est équipée d’un port HDMI alors que mon écran est équipé d’un port VGA et d’un port DVI.

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Impossible donc de continuer l’opération Übergeek. Faisant fi de ma frustration, je commandai un adaptateur DVI/HDMI dans un modeste magasin d’informatique, tout près de chez moi, dans le Nord de l’Allemagne. Je le reçus le lendemain et constatai avec bonheur que ce petit adaptateur ne coûtait que 3 €, c’est-à-dire moins cher que sur Amazon.de.

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Je connectai donc mon écran et malgré le silence complet de la Raspberry (rien à voir avec les ventilateurs bruyants de Volgor, mon fidèle ordinateur de bureau!), j’eus la joie de constater qu’une image se formait… en l’occurrence une framboise!

Une fenêtre d’accueil m’invita à installer le système d’exploitation Raspbian, ce que j’entrepris séance tenante. Quelques minutes plus tard, je découvris avec curiosité ce système d’exploitation spécialement conçu pour la Raspberry Pi. J’allais vite déchanter…

Le bureau était affreusement laid et après plusieurs tentatives infructueuses, je réalisai avec horreur qu’il m’était impossible de me connecter à la WLAN (la WIFI allemande). Raspbian ne me plaisait pas du tout.  Pendant plusieurs jours, je traînai mon désespoir sur tous les forums et les blogs consacrés à la Raspberry Pi. Eussé-je compté les fois où je formata et reformata ma mini carte SD pour tenter d’y graver l’image d’un autre système d’exploitation tout en essayant de la rendre bootable, que vous eûtes été surpris.

J’avais touché le fond lorsque enfin une lumière m’apparut : je pouvais installer une image bootable d’Ubuntu MATE. Cette solution était la bonne. La distribution s’installa sans difficulté et avec une connexion WIFI immédiatement opérationnelle! Pour le plaisir de sortir du lot, je l’ai configurée en espéranto.

Voilà… J’ai rédigé cet article en utilisant ma Raspberry Pi. J’ai besoin de quelques jours pour en appréhender toutes les fonctionnalités et cela fera l’objet d’un autre article.

Assembler son ordinateur

Il y a quelques années, en traînant sur internet, j’ai découvert à ma grande surprise qu’il était tout à fait possible d’assembler son ordinateur soi-même et qu’il n’y avait pas besoin pour cela, d’être un petit génie de l’informatique. Je décidai donc de me lancer dans l’aventure et je commandai les composants nécessaires chez Matériel.net et PC-look. C’est ainsi qu’est né Volgor, mon fidèle serviteur :

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Au bout d’une semaine qui me parut interminable, je recevai plusieurs paquets par la poste. Oubliant mes doutes et mes craintes, je m’attelai au labeur avec la fougue de l’aventurier qui découvre un nouveau continent. Assembler un ordinateur est une tâche qui m’a semblé plus facile que ce que je pensais. Voici les éléments de base de ce dernier :

  • Un bloc d’alimentation.
  • Une carte-mère.
  • Un processeur et son ventirad.
  • Des barrettes mémoires.
  • Un disque dur.
  • Une carte graphique.
  • Et bien évidemment un boitier avec ses ventilateurs.
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    Le boîtier

    Commençons par le boîtier : je l’ai choisi chez PC-Look en PMMA transparent car cela en fait un ordinateur pédagogique. Tous les composants sont visibles et il m’est facile d’expliquer à un visiteur à quoi sert tel ou tel élément. Et puis, je trouve que c’est beau. Rien à dire de plus sur ce boîtier qui me comble de joie si ce n’est que cela se monte comme un meuble IKEA. Avec la notice explicative, c’est à la portée du premier imbécile venu. Il faut également monter les ventilateurs, lesquels permettent de refroidir l’intérieur de la tour. Les composants informatiques (notamment le processeur) n’aiment pas du tout les grosses chaleurs!

    boitier

    L’alimentation

    Ensuite, comme vous le voyez sur la photo ci-dessous, il faut monter l’alimentation. Elle est elle-même équipée d’un ventilateur intégré. À ce niveau, j’en ai profité pour installer également le lecteur DVD dans l’une des neufs baies de la façade du boitier.

    alimentation

    Le bracelet antistatique

    A ce stade des opérations, je m’équipe d’un bracelet antistatique. C’est un gadget bien utile car il permet de se décharger de l’électricité statique contenu dans le corps et d’éviter ainsi d’endommager les fragiles composants électroniques de la carte-mère notamment. Le bracelet antistatique se branche sur une terre (de la prise par exemple). Si vous ne voulez pas causer des dégâts irréversibles avant même d’avoir utilisé votre ordinateur pour la première fois, il est impératif de travailler avec cette protection. Voici le modèle que je possède :

    bracelet_antistatique

    Le disque dur

    Dans une baie, je commence par installer le disque dur. L’opération est fort simple et ne prend que quelques minutes :

    disque_dur

    La carte-mère

    Ensuite, je m’attaque à la partie la plus difficile et la plus sensible : la préparation de la carte-mère. La carte-mère, c’est un peu la colonne vertébrale de l’ordinateur. C’est sur elle que viennent se brancher tous les composants et périphériques. Bardée de circuits imprimés, c’est sans aucun doute l’élément le plus fragile d’un ordinateur. La photo ci-dessous montre que j’ai déjà monté sur la carte-mère, les barrettes de mémoire vive (ce sont les deux éléments rouges) ainsi que le processeur (ou CPU) surmonté de son ventirad (ventilateur-radiateur). La carte-mère vient se fixer sur des plots eux-même vissés sur la façade du boîtier.

    carte_mere

    Le processeur (ou CPU) et le ventirad

    Le processeur est le composant de l’ordinateur qui exécute les instructions machine des programmes informatiques. Il parle une drôle de langue : le binaire, une succession de 0 et de 1 bien éloignée des langages humains! Le processeur qui est un peu le cerveau primaire de l’ordinateur, est une puce électronique de dimension modeste qui chauffe énormément. C’est la raison pour laquelle il est toujours surmonté d’un ventirad. Ce dernier est un système de refroidissement composé de deux parties, à savoir le radiateur (système de refroidissement passif) et le ventilateur (système de refroidissement actif).

    processeur_ventirad

    La carte graphique

    Il s’agit d’une carte qui se branche sur un des ports de la carte-mère et dont le rôle est de restituer des images à l’écran. La carte graphique est un élément essentiel pour les jeux vidéo.

    carte_graphique

    Conclusion

    Lorsque vous aurez enfin réussi à assembler votre ordinateur et à tout brancher correctement sur la carte-mère, celui-ci sera vierge de tout système d’exploitation. Il faudra donc l’installer vous-même. Pourquoi ne pas choisir une distribution linux par exemple? Ce sera l’occasion pour vous de découvrir comment on installe un système d’exploitation et ce sera aussi l’objet de mon prochain article.